L'eau puisée dans le Cénomanien

La nappe du Cénomanien (Extrait d'une note de la DT37 du 1/9/2011)


Présent sur 4 régions et 10 départements, l’aquifère des sables du Cénomanien se révèle stratégique dans
le bassin Loire-Bretagne, de par son étendue, sa capacité et sa qualité justifiant dès 1996 un classement en
nappe réservée en priorité pour l’alimentation en eau potable (NAEP), repris dans le cadre du SDAGE Loire-
Bretagne 2010-2015.
Située sur la partie centrale de la nappe, l’Indre-et-Loire dépend de cette nappe pour environ 45 % en terme
de volume prélevé pour l'alimentation en eau potable.
Depuis une trentaine d’années, le niveau de prélèvement a augmenté, conduisant à une baisse régulière du
niveau de l’eau plus particulièrement au niveau de l’agglomération tourangelle.

L'atteinte du bon état de la masse d'eau (directive européenne cadre sur l'eau) à l'échéance 2015 nécessite
pour cette nappe captive en Indre-et-Loire un arrêt et même une remontée du niveau piézométrique. Dans le
cas contraire, la qualité de l’eau de cette nappe serait altérée par transfert de pollution en provenance des
autres nappes (Séno-Turonien, voire Jurassique).


Le maintien de la qualité de cette nappe est primordiale dans le cadre de la sécurisation de l'alimentation en
eau potable, notamment en cas de pollution accidentelle de la Loire (autre ressource importante en Indre-et-Loire).
La nappe est également classée en zone de répartition des eaux (ZRE) par arrêté préfectoral du 20 décembre
2006. [ndrl: Cela concerne 52 communes d'Indre et Loire, en rouge sur la carte ci-après] et la mesure 7C5 du SDAGE Loire-Bretagne s'applique.


La zone 1 qui concerne principalement Tours et Amboise, est la zone la plus déprimée de la nappe depuis plusieurs décennies.
Afin d’enrayer la baisse de la nappe et respecter l’objectif de bon état en 2015, des actions doivent être
mises en place sur la durée du SDAGE (2010-2015) pour réduire de l'ordre de 20% les volumes prélevés.
DC157

Nous savons que la baisse de 20% des prélèvements n'a pas été respectée par plusieurs communes, dont Joué-Lès-Tours et Amboise.

 

La SEPANT a rédigé une note explicative préconisant une baisse des prélèvements, notamment en période d'étiage.